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Русские художники, Artistes russes : Un art au superlatif
du 13 mars 2010 au 20 juin 2010.
Diaporama
ARTISTES :  LOGUTOV Vladimir ; AVVAKUMOV Yuri ; BELKINA Katerina ; BLIUMIS Alina & Jeff ; BOLCHAKOVA Anastasia ; BORISOV Leonid ; CHELUSHKIN Kirill ; DUBOSSARSKY & VINOGRADOV ; KALLIMA Alexei ; KOSHLYAKOV Valery ; KULIK Oleg ; MAKAREVICH Igor ; MAXIMISHIN Sergey ; MITLIANSKAYA Alexandra ; MOLODKIN Andrei ; NASEDKIN Vladimir ; PAVLOV-ANDREEVICH Fyodor ; PG GROUP ; PLUSCH Ivan ; SHABELNIKOV Yuri ; SHORIN Dmitri ; The Blue Noses ; TSYKALOV Dimitri ; VASSILIEV Alexei ; WALDRON Ira ; YEVGENIY Fiks

Dans le cadre du Printemps Russe – 7e édition du festival « Les Printemps de Haute Corrèze »

C’est une vision encombrée, à la fois ironique, nostalgique et désabusée, écartelée entre passé et présent, réalité sordide et idéal magnifié, Russie éternelle et Empire soviétique, que projettent dans leurs œuvres les artistes russes contemporains. Ils disent : la perte qui n’est pas simplement celle de la mémoire, la faillite des idéologies qui n’est pas seulement celle du communiste, l’illusion et l’illusoire des images, les gouffres dans lesquels la religion ou l’histoire et plus encore la religion de l’histoire nous précipitent, l’impossibilité du rêve et la certitude du cauchemar.

Récupérant comme autant d’oripeaux les signes de ce qui fût l’expression d’une grandeur (civilisatrice et créative), qu’elle soit russe tsariste ou soviétique, accumulant des références qui souvent se chevauchent, parfois contradictoires, les mêlant à celles d’une modernité contraire – émanant d’un occident qui aujourd’hui les aspire - ces artistes peignent, sculptent, photographient, filment ou tricotent les images grotesques d’un monde déglingue, avec une truculence outrancière, volontairement rustique, énergiquement populacière. Car l’expression d’une réalité sans fard apparaît toujours inconvenante et vulgaire à l’aune de celle des idéaux. Mais également teinté d’un merveilleux naïf, d’un mysticisme baroque, parfois d’un romantisme tchékovien- dont on sait la cynique âpreté, derrière la douceur des images et l’élégance des sentiments- qui poussent les bornes de l’imaginaire, et qui seraient sublime jouissance, l’expression parodique et désespérée de l’âme slave.

Communiqué de presse
Flyer
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RESIDENCE : Fabrice Gallis
du 9 mai 2010 au 19 juin 2010.
Diaporama

Du 9 mai au 20 juin

Deuxième saison de résidence, le Centre d’Art accueille Fabrice Gallis de mi-mars à mi-juin.

Fabrice Gallis invente un dispositif autonome : Une île. Pour reprogrammer le temps d’un système complexe comme un centre d’art, il génère sa propre horloge et sa propre énergie. Une usine hydro-électrique mettant à profit l’élévation de l’abbaye produit l’énergie qui lui est nécessaire pendant sa résidence en fonction de la pluviométrie.

"Une île – dispositif autonome en attente. F. Gallis.

Cet espace est encore en cours d’élaboration. Le principe en est simple.

Les gouttières visibles par les fenêtres de cet étage laissent échapper quelques gouttes, un filet d’eau qui, capté par des tubes, emplit lentement des bacs en plastique. Arrivé au niveau déterminé par les contre-poids, les bacs basculent, envoyant dans le réseau d’évacuation en PVC une vingtaine de litres d’eau. Les vingt litres, accélérés par la gravité excitent 2 turbines réparties au rez-de-chaussée-haut et au premier étage de l’abbaye.

Ces générateurs électriques produisent de manière discontinue une tension de 12V sous un courant aux alentours de 10 milliampères. Ces quelques milliampères, eux insensibles à la gravité, sont remontés au second étage par 2 fils de cuivres gainés, et rechargent lentement une batterie composée de 10 accumulateurs au nickel et cadmium d’une tension individuelle de 1,2 volts et d’une puissance de 2650 milliampères/heure.

Certains des dispositifs en cours de construction dans certaines des valises ici rassemblées nécessitent une tension de 12 volts et une certaine puissance. D’une part, ils ne s’activeront que sur l’ordre d’un détecteur électronique, à la pleine charge de la batterie. Leur activation nécessitera d’autre part une seconde condition, la présence d’une valise cruciale élaborée à distance par Eddy Godeberge*.

Le temps de charge de la batterie, si l’on considère que les turbines tournent de manière continue, en quelque sorte que la pluie tombe sans cesse sur la belle ville de Meymac, peut se calculer aisément. Sachant que la batterie peut délivrer une puissance de 2650 milliampères/heure et que le système d’alimentation produit un courant estimé à 10 milliampères/heure, rechargeant donc la batterie de 10 milliampères en une heure, il faudra donc 265 heures c’est à dire environ 11 jours pour la recharger. Cette batterie se déchargeant naturellement de 1 milliampère par jour, en 11 jours, elle aura dissipé 11 milliampères. Ajoutons donc 1 jour de charge.

Théoriquement, le dispositif ainsi mis en place, en cas de pluie continue, s’éveillera pour quelques minutes tous les 12 jours. Il reste encore à extrapoler ce délai en cas de pluie dis-continue. C’est ce délai qui constitue en grande partie l’objet de ce dispositif.

* La construction de cette pièce maîtresse s’opère au travers d’un échange avec Eddy Godeberge sous la forme de biais, de modes de communication non directs.

Ainsi, vous pouvez participer à cet échange en envoyant par lettre affranchie votre propre compte-rendu de l’avancement de l’installation à cette adresse : Eddy Godeberge, 2 traverse ténériffe, 13016 Marseille

Merci."

IMG/flv/norain02.flv

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RESIDENCE : Nicolas Lafon
du 9 mai 2010 au 20 juin 2010.
Diaporama

Du 9 mai au 20 juin

Deuxième saison de résidence, le Centre d’Art accueille Nicolas Lafon de mi-mars à mi-juin.

L’ensemble du travail de Nicolas Lafon est pensé comme un enchaînement - une « fugue ricochante »- entre différents objets modifiés et sculptures ; les pièces investissent les murs, le plafond, les plinthes, le sol. Les cimaises ajoutées à l’espace d’exposition servent de display* et forment également des propositions sculpturales aux finitions plus ou moins avancées. L’aspect non-fini du display n’est pas un commentaire critique sur « l’artificialité des conditions de monstrations » mais plutôt un scénario spatialisé permettant de jouer avec différents registres d’apparition des travaux. Une demi-position finalement, entre engagement et retrait. Certains travaux s’y logent normalement et d’autres jouent plus charnellement avec. Ces supports potentialisent les conditions d’existence des différentes pièces. Les pièces proposées dans ces espaces relèvent toutes plus ou moins directement de la sculpture – des propositions dont la mise en proche d’éléments contradictoires serait un des moteurs, en provocant des collisions entre les formes, les fonctions, des savoir-faire, des énoncés… Donner des indices contradictoires empêche de « sauter à la conclusion, pour faire un détour par la question ».

*présentoir

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